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PASEC2014 : le GPE, l’AFD, la BM… apprécient

Parution : 10/02/2016 Auteur : Administrateur PASEC

La cérémonie de lancement du rapport international PASEC2014 présidée par le ministre de l’Éducation nationale du Sénégal a vu la participation de nombreuses personnalités du monde de l’éducation dont la présidente du conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), la directrice générale du GPE, la Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal et la responsable adjointe de la division éducation de l’AFD.

« Le rapport ne met pas en avant l’esprit de compétition ; il met plutôt l’accent sur la comparaison des forces et des faiblesses des systèmes éducatifs »

A l’occasion de ce lancement intervenu le 7 décembre 2015 à Dakar, le Secrétaire général de la CONFEMEN, M. KI Boureima Jacques a félicité les 10 pays qui ont participé à ce premier cycle d’évaluation groupée et renouvelé ses remerciements aux partenaires qui ont apporté leur appui financier à cette évaluation, notamment l’AFD, la Banque Mondiale et la DDC Suisse. Il fera remarquer que le rapport PASEC2014 ne met pas en avant l’esprit de compétition ; il met l’accent sur la comparaison des forces et des faiblesses des systèmes éducatifs. Pour lui, les performances insuffisantes et, dans certains cas, alarmantes des pays francophones enquêtés interpellent toute la communauté éducative des pays francophones ; et ceci particulièrement compte tenu des efforts considérables qui ont été consentis par les familles, les Etats et la communauté internationale depuis plus d’un quart de siècle pour atteindre l’éducation pour tous.

« Il reste à retourner chercher les solutions aux recommandations, chacun selon son inspiration et ses expériences »

Intervenant au nom de l’ensemble des équipes nationales dont les pays ont participé à l’évaluation PASEC2014, M. François HOUÉDO, responsable de l’équipe national PASEC du Bénin a adressé les remerciements des pays à la CONFEMEN et à son Programme PASEC pour les innovations apportées à la méthodologie et au contenu des évaluations PASEC. Pour lui, les résultats qui seront portés dans leurs pays respectifs susciteront selon les cas, des réactions, des doutes, des contestations, des critiques, des motifs d’orgueil et de fierté, des accusations et parfois même de la consolation ou de la désolation. Selon M. HOUÉDO, les problèmes de l’école en Afrique étant semblables, il reste à retourner chercher les solutions aux recommandations, chacun selon son inspiration et ses expériences. Il a conclu en disant que le prochain défi pour les équipes nationales PASEC, c’est celui de la coopération et du partage des solutions.

En saluant la qualité du rapport produit par le PASEC qui répond aux attentes exprimées dans le cadre de la réforme du programme, la responsable ajointe de la division éducation de l’AFD, Mme Valérie TEHIO a fait un lien entre l’évaluation et la qualité de l’éducation. Il a ensuite rappelé le rôle joué par l’AFD dans l’élaboration et la mise en œuvre de cette première évaluation groupée du PASEC. Elle a invité toutes les parties prenantes à maintenir la mobilisation pour finaliser les rapports nationaux, disséminer les résultats de cette première évaluation comparative et préparer le prochain cycle d’évaluation international.

« La faible qualité de l’éducation a des conséquences dramatiques sur la croissance inclusive et la réduction de la pauvreté »

La Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal Mme Louise CORD a également salué la qualité du rapport qui rappelle que la qualité de l’éducation demeure une préoccupation. Elle a indiqué que la faible qualité de l’éducation a des conséquences dramatiques sur la croissance inclusive et la réduction de la pauvreté. Pour elle, un enfant qui achève son cycle primaire et qui n’a pas de capacité pour déchiffrer une phrase, son potentiel de réussite au secondaire et sur le marché de l’emploi sera très limité. C’est pour toutes ces raisons que le rapport international du PASEC revêt un caractère très important pour le Groupe de la Banque mondiale. Pour Mme CORD, au-delà de la disponibilité des données sur la performance des systèmes éducatifs, le rapport nous donne la possibilité de comparer les résultats des systèmes éducatifs des pays francophones et de voir quelles sont les politiques qui marchent et qui mènent à l’amélioration de l’accès, de la qualité et de l’équité de l’éducation.

« Avec ce rapport, le PASEC trouvera le juste équilibre entre les besoins de comparaison et l’appropriation par les pays des outils et des résultats d’évaluation »

Pour sa part, la Directrice générale du GPE, Mme Alice ALBRIGHT, a adressé ses félicitations à la CONFEMEN pour l’immense travail réalisé dans le cadre du développement des systèmes éducatifs. Elle a noté que le PASEC a prouvé depuis plus de 20 ans qu’il est un bel exemple de programme d’évaluation des systèmes éducatifs. Selon elle, avec ce rapport international, le PASEC trouvera le juste équilibre entre les besoins de comparaison des pays et la nécessité d’appropriation par les pays des outils et des résultats d’évaluation dans un contexte marqué par la crise de la qualité des apprentissages. Cette crise, a-t-elle ajouté, a de multiples facettes qui ne permettent pas d’appliquer des recettes miracles à tous les pays. Elle a appelé à prendre en compte les contextes nationaux et à encourager toute forme d’échanges entre les pays autour des préoccupations communes.

Quant à la Présidente du Conseil d’administration du GPE, Mme Julia GILLARD, elle a félicité les pays qui se sont engagés dans cette évaluation groupée. La mesure de la qualité des apprentissages et l’identification des facteurs qui influencent cette qualité, dira-t-elle, sont au cœur des priorités de la communauté internationale. Elle a exprimé l’honneur ressenti par le GPE de participer au lancement du rapport du PASEC et la fierté de son institution de faire partie des organisations internationales choisies pour mettre en œuvre les objectifs de développement durable, précisément l’objectif n° 4 qui porte sur l’éducation.

« Les ministres ont besoin de cet éclairage sur les compétences acquises et sur les facteurs qui déterminent la réussite des élèves »

Le ministre de l’Éducation nationale du Sénégal, M.Serigne Mbaye